Le PLR prend acte du maintien du coefficient d'impôt à 96 %. Dans le contexte actuel, marqué par le refus de la LAFE, toute hausse d'impôt constituerait une réponse erronée aux difficultés financières du canton. Les contribuables ne doivent pas être appelés à compenser l'absence de maîtrise des dépenses publiques. Les deux communes fribourgeoises ayant voté sur ce sujet l'ont dit clairement le printemps dernier, tout comme les Vaudois qui ont, ce week-end, majoritairement soutenu un allègement de la charge fiscale.
Si les charges totales progressent de 1,8 %, ce chiffre masque une évolution beaucoup plus préoccupante. Les charges de transferts, qui regroupent essentiellement les subventions, augmentent à elles seules de 133 millions de francs (+6,1 %) pour atteindre plus de 2,3 milliards de francs. La quote-part de subventionnement franchit désormais le seuil légal de 41 % et atteint 42,1 %. Cette situation confirme ce que le PLR dénonce depuis plusieurs années : l'État continue de croître plus rapidement que la population qu'il sert. Alors que les besoins liés à la démographie sont régulièrement invoqués pour justifier les dépenses supplémentaires, les chiffres démontrent que la croissance des charges de l’Etat est hors de contrôle.
Le refus populaire de la LAFE a certes contribué à dégrader les perspectives financières du canton. Il ne saurait toutefois servir de prétexte à ignorer les causes profondes de cette évolution. Le dépassement du plafond légal de subventionnement démontre que le problème est avant tout structurel et qu'une réflexion de fond sur les missions, les priorités et l'efficience de l'action publique devient indispensable.
Le PLR refuse l'opposition artificielle entre rigueur financière et qualité des prestations publiques. Des finances saines constituent la condition indispensable pour garantir durablement les prestations attendues par la population. À l'inverse, financer l'équilibre budgétaire par des prélèvements exceptionnels dans les réserves revient à reporter les problèmes sur les exercices futurs tout en réduisant progressivement les marges de manœuvre du canton.
Face à cette situation, le PLR réaffirme son opposition à toute hausse d'impôt. La priorité doit être donnée à une maîtrise durable de la croissance des charges, à une réévaluation des mécanismes de subventionnement, à une hiérarchisation claire des priorités de l'État et à une gestion rigoureuse des finances publiques.
Le budget 2027 permet de respecter formellement l'équilibre budgétaire. Mais derrière ce résultat de façade, les mêmes problèmes demeurent : des dépenses en forte croissance, un recours accru à des mesures non pérennes et une dépendance grandissante à des recettes extraordinaires. Les réserves de la BNS permettent aujourd'hui de gagner du temps. Elles ne remplacent pas les réformes indispensables pour garantir durablement l'avenir financier du canton.
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